CHAUFFAGE AU BOIS

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Agréable, écologique et très performant, le chauffage au bois a beaucoup changé. Qu'il soit question de goût ou de besoin particulier, chacun trouvera ci-dessous l'appareil qui correspond le mieux à ses attentes.

Le chauffage au bois est devenu un mode de chauffage très séduisant qui marie l'ancien et le moderne avec des poêles et chaudières dont la combustion est aujourd'hui quasiment parfaite. La nouvelle génération d'appareils entrée sur le marché s'est débarrassée de tous les inconvénients du chauffage au bois traditionnel. Ils sont en effet très efficaces, propres, sans contrainte au niveau de l'alimentation, sans fumée salissante, non polluant. D'autre part, les fabricants proposent des gammes d'appareils très esthétiques capables de s'harmoniser avec les différents intérieurs.

Ce mode de chauffage peut être utilisé pour toute la maison ou bien en complément d'un autre chauffage. Beaucoup d'entre eux sont complètement autonome, ce qui accroît d'autant l'efficacité énergétique.

L'investissement de départ est encore coûteux certes, mais un rendement maximum est garanti. Les nouveaux combustibles comme les granulés (vrac), et les plaquettes ont un prix de revient inférieur aux autres énergies, et contrairement à ces dernières, leur coût devrait baisser dans les prochaines années.

Les combustibles utilisés sont généralement issus de produits de récupération de la filière bois. Issu de la forêt, ils sont loin de l'appauvrir, ils permettent au contraire de l'entretenir comme cela était fait autrefois, et d'augmenter sa surface (la surface boisée de la France a doublé en un siècle). Par ailleurs, l'utilisation de ce mode de chauffage limite l'aggravation de l'effet de serre et contribue à l'indépendance énergétique, facteur de stabilité face aux fluctuations mondiales du coût des combustibles. Pour une documentation approfondie et reguliérement mise à jour n'hesitez pas à vous rendre sur http://www.itebe.org/

LES DIFFERENTS MODES DE CHAUFFAGE

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Les poêles

Critères de choix d'un poêle à bois

  • L'autonomie : on distingue les poêles à fonctionnement continu (autonomie de plus de 10h) ou à fonctionnement intermittent.
  • La puissance : il est important de prendre un poêle dont la puissance correspond à celle nécessaire au chauffage de l'habitation. Un poêle surdimensionné tournera à bas régime et aura une mauvaise combustion.
  • Le rendement : un poêle de bonne qualité à un rendement minimum de 60%.
  • La post combustion : une bonne qualité de combustion nécessite, en plus d'une arrivée d'air secondaire, la présence d'une chambre de post combustion située à l'arrière de la chambre de combustion primaire. Elle permet de dégager moins de fumée et augmente le rendement.
  • La régulation : utile pour les poêles à fonctionnement continu, elle peut être manuelle ou thermostatique.
  • Le combustible : bûches, briquettes ou granulés.

Les poêles à granulés

Cet appareil de chauffage domestique allie haute technologie et grande facilité d'utilisation. D'un excellent rendement, il remporte un vif succès dans les différents pays d'Europe qui ont su apprécier ses atouts majeurs : il demande peu de manipulation (réservoir d'alimentation automatique, quantité de cendres très faible) et ne nécessite pas de conduit de cheminée (un conduit à travers le mur suffit).

Le foyer est en fonte ou en brique réfractaire et l'habillage en acier ou en faïence. Ils sont munis d'une alimentation automatique en granulés de bois, d'une distribution de la chaleur par air pulsé (qui nécessite une alimentation électrique). La combustion est régulée en permanence.

Ces poêles brûlent des granulés compactés : les granulés sont amenés automatiquement par une vis depuis le fond du réservoir jusqu'au foyer ce qui permet d'obtenir une autonomie de 8,5 heures à plein régime à 120 heures à bas régime.

La chaleur est diffusée principalement par rayonnement à travers la masse du poêle et par convection à travers le système de ventilation. La ventilation sert à distribuer l'air de chauffage ainsi que l'air nécessaire à la combustion des granulés.

Les poêles à granulés sont régulés à l'aide d'un thermostat, des sondes de température et généralement d'un microprocesseur. Ils permettent de chauffer quelques pièces. Des modèles existent avec un échangeur eau chaude, d'une puissance maximum de 10 kW.

Ils sont de plus en plus esthétiques, et ils existent également sous forme d'inserts facile à installer.

Caractéristiques :

  • Rendement de 80 à 85 %
  • Gamme de puissance en 5 à 20 kW
  • Combustible : granulés
  • Autonomie : 9 à 120 h
  • Alimentation : manuelle ou automatique

Utilisation et entretien :

L'utilisation est très simple. Il suffit à l'utilisateur de remplir le réservoir de granulés (tous les 2 jours environ) et de choisir la température de la pièce. Le poêle se charge du reste : il démarre automatiquement (allumage automatique de plus en plus fréquent) et assure le confort désiré.

Un grattage quotidien du brûleur permet d'assurer une qualité de combustion. En ce qui concerne les cendres, elles tombent dans un cendrier qu'il faut vider toutes les 1 à 4 semaines (en fonction du volume de ce dernier et de l'utilisation). Une maintenance annuelle est fortement conseillée, elle doit être assurée par un spécialiste (a priori, le revendeur).

Coût :

L'investissement est généralement compris entre 1500 € et 5350 €.

Les poêles de masse ou à inertie

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Les poêles masse ou poêles faïence sont des installations de chauffage principal au bois performant et agréable, qui fonctionnent par accumulation de chaleur : un feu de 2 à 3 heures suffit à chauffer votre maison pour 8 à 20 heures selon le poêle. Lors de la chauffe, le foyer peut atteindre jusqu'à 1000°. La chaleur produite se diffuse ensuite progressivement.

Ces appareils sont composés avec des matériaux ayant une forte inertie thermique qui permet de stocker l'énergie et de la restituer le plus souvent par rayonnement. Ces matériaux sont généralement des roches volcaniques ou des briques réfractaires revêtues parfois de carreaux de faïence. De masse importante ils sont assemblés ou encore fabriqués sur place.

Particularité :

Certains poêles sont équipés d'une plaque de cuisson et d'un four à pain.

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Caractéristiques :

  • Rendement de 70 à 85 %
  • Combustible : bûches, briquettes, granulés
  • Autonomie : 8 à 20h
  • Alimentation : manuelle ou semi-automatique
Coût :

L'investissement est généralement compris entre 2500 à 15 000 €.

Les poêles à bûches

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Les poêles à bûches traditionnels

Les poêles à bûches sont composés d'une chambre de combustion en tôle acier ou en fonte. Ils sont généralement sans inertie et fonctionnent particulièrement mal au ralenti. Leur rendement est faible et leur autonomie est limitée à environ 5 heures.

Caractéristiques :

  • Rendement : 40 à 50 %
  • Combustible : bûches, briquettes
  • Autonomie : 3h à 6h
  • Alimentation : manuelle

Utilisation et entretien :

Deux ramonages mécaniques à effectuer par an (par un professionnel), dont un pendant la saison de chauffe. Il faudra alors contrôler le raccordement et le conduit de cheminée pour assurer du bon état de l'ensemble.

Coût :

L'investissement est généralement compris entre 300 € et 800 €.

Les poêles à bûches performants

Les poêles turbo

Les poêles de conception moderne sont soit des poêles en acier/fonte avec un rendement élevé (à plein régime) mais une inertie thermique limitée. Ils ont une combustion inversée et ont une entrée d'air secondaire qui permet un préchauffage de l'air. Ils ont l'avantage de chauffer rapidement.

Caractéristiques :
  • Rendement : 60 à 70 %
  • Puissance : 4 à 16 kW
  • Combustible : bûches, briquettes
  • Autonomie : 5h à 12h
  • Alimentation : manuelle
Utilisation et entretien

Deux ramonages mécaniques à effectuer par an (par un professionnel), dont un pendant la saison de chauffe. Il faudra alors contrôler le raccordement et le conduit de cheminée pour assurer du bon état de l'ensemble.

Coût :

L'investissement est généralement compris entre 600 € et 1500 €.

Les poêles à bûches à post combustion

Il en existe de forme classique ou bien de type scandinaves "poêles cheminées". Leurs performances sont identiques, seul le design change, les poêles scandinaves ont des formes plus contemporaines.

Ils sont équipés d'une double arrivée d'air, d'une chambre de post-combustion et ont une inertie moyenne. Certains poêles ont fait l'objet d'énormes efforts sur le plan de l'esthétique et de la performance. Ils peuvent être recouverts de céramique ou d'une pierre spéciale qui leur permet d'emmagasiner une grande quantité de chaleur. Les poêles équipés d'un bouilleur peuvent alimenter un ballon d'eau chaude et plusieurs radiateurs. Dans la plupart des cas la combustion est montante : le bois est mis dans le foyer, toute la charge brûle simultanément. Certains possèdent un four, un chauffe-plat, un espace de stockage du bois.

Caractéristiques :
  • Rendement : 60 à 80 %
  • Puissance : 5 à 20 kW
  • Combustible : bûches, briquettes
  • Autonomie : 5h à 15h
  • Alimentation : manuelle
Utilisation et entretien :

Deux ramonages mécaniques à effectuer par an (par un professionnel), dont un pendant la saison de chauffe. Il faudra alors contrôler le raccordement et le conduit de cheminée pour assurer du bon état de l'ensemble.

Coût :

L'investissement est généralement compris entre 1200 et 4500 €.

Les chaudières

L'apparition de nouveaux combustibles comme les granulés et les bûchettes ont permis l'arrivée de toute une nouvelle génération de chaudières très performantes, et entièrement automatiques.

Les chaudières automatiques à granulés

Les chaudières automatiques à granulés de bois sont compactes et faciles à intégrer. Elles sont munies d'une alimentation automatique (es granulés descendent au fond du silo, où une vis sans fin les conduit vers le foyer de la chaudière) et la combustion est régulée et optimisée en permanence par une régulation poussée. Le combustible est livré par camion dans un silo de petite taille. Le volume du silo peut être dimensionné pour assurer un an d'autonomie.

Caractéristiques :

  • Rendement de 80 à 90%
  • Gamme de puissance de 15 kW à plusieurs MW
  • Combustible : granulés
  • Autonomie : 1 jour à plusieurs mois
  • Alimentation : automatique

Coût :

L'investissement est compris entre 7000 et 15000 €.

Les chaudières automatiques à plaquettes

Les installations de chauffage automatique au bois constituent aujourd'hui un moyen de chauffage au bois pratique et aux performances optimisées. Les installations de chauffage automatique au bois s'adressent en priorité au monde rural : bâtiments avec de grosses consommations et disposant de place, d'équipements de manutention adaptés ou de fournisseurs de combustibles proches. Les chaudières à bois sont classables en 2 catégories : les chaudières à alimentation semi-automatique et les chaudières automatiques.

Les chaudières à alimentation semi-automatique

Le fonctionnement lié à la combustion ainsi qu'à la régulation de la production de chaleur présente des automatismes comparables aux chaudières automatiques. Pour ces chaudières, la trémie est intégrée à la chaudière. (La trémie est généralement constituée d'un réservoir métallique avec un système de désilage incorporé). Elle nécessite le chargement manuel d'une trémie à partir d'un espace de stockage attenant à la chaufferie.

Les chaudières à alimentation automatique

Le bois arrive dans la chaudière depuis un silo d'alimentation, par la poussée d'une vis. Ces chaudières disposent d'une automatisation complète : depuis le silo d'alimentation jusqu'au foyer de la chaudière. Des régulations de combustion plus perfectionnées ainsi que le décentrage automatique du foyer peuvent être installés.

Caractéristiques :

  • Rendement de 70 à 85 %
  • Gamme de puissance de 25 à plusieurs MW
  • Combustible : plaquettes
  • Autonomie : 1 jours à plusieurs mois
  • Alimentation : automatique

Coût :

L'investissement est compris entre 12000 € à 18500 € pour les petites chaudières individuelles.

Organisation d'une chaufferie bois individuelle chaudière trémie Organisation d'une chaufferie bois individuelle http://perso.wanadoo.fr/ageden/ 1 - Broyage : 1 à 2 jours par an
2 - Stockage : 1 saison de chauffe
3 - Silo/Trémie : remplissage : 1 à 5 fois par semaine / 1 à 2 fois par mois
4 - Chaudière
5 - Eau chaude sanitaire

Les chaudières à bûches

Elles assurent à la fois le chauffage principal et la production d'eau chaude sanitaire.
Les chaudières à bûches sont de différents types, avec la possibilité d'ajouter un ballon d'eau chaude lorsque celui-ci n'est pas intégré à l'appareil.

Chaudières à tirage naturel

Le bois est mis dans le foyer, toute la charge brûle simultanément. La régulation se fait par chaînette. L'investissement est moins élevé pour ces types de chaudières, mais la combustion est irrégulière et difficile à maîtriser. Elles comportent des risques de bistrage et de goudronnage. L'autonomie est faible. La mise en place d'un ballon tampon est conseillée pour améliorer le fonctionnement et les performances de l'installation. Il réduit aussi la consommation de bois.

Caractéristiques :

  • Gamme de puissance de 15 à 150 kW
  • Rendement de 40 à 60 %.
  • Combustible : bûches, briquettes
  • Autonomie : 4h à 10h
  • Alimentation : manuelle

Chaudières à combustion inversée

Le magasin à bois est séparé de la chambre de combustion. L'apport d'air est optimisé, la régulation se fait par chaînette. Le rendement est pour cette technique de 50 à 70 %.Ces chaudières ont une autonomie moyenne. La mise en place d'un ballon tampon est conseillée pour améliorer l'installation.

Chaudières à combustion inversée assistée par ventilateur

Le magasin à bois est séparé de la chambre de combustion. L'apport d'air est optimisé et régulé par ventilateur. Le rendement est pour cette technique de 70 à 85 %. Ces chaudières ont une combustion et une régulation contrôlées, ainsi qu'une bonne autonomie. La mise en place d'un ballon tampon est indispensable. L'investissement est relativement élevé.

Légendes :
1 - magasin à combustible
2 - grille
3 - tuyère
4 - foyer
5 - cendrier
6 - échangeur
7 - clapet de tirage
8 - boîte à fumées
9 - ventilateur
10 - entrée d'air primaire
11 - entrée d'air secondaire
12 - thermostat de consigne
Chaudière UNICAL
http://perso.wanadoo.fr/ageden/

Caractéristiques :

  • Gamme de puissance de 15 à 150 kW
  • Rendement de 70 à 85 %
  • Combustible : bûches, briquettes
  • Autonomie : 5h à 20h
  • Alimentation : manuelle

Chaudières à bûches avec accumulation en ballon d'eau chaude

Pour tous les types de chaudières bois, l'utilisation d'un ballon tampon d'accumulation est particulièrement intéressante. Ce système permet d'améliorer le fonctionnement, le rendement et la durée de vie de l'installation. Les besoins de chauffage sont largement inférieurs à la puissance de la chaudière pendant une grande partie de l'année. La chaudière fonctionne à un régime adapté grâce au ballon de stockage. La chaudière peut fournir de l'eau chaude sanitaire. Le remplissage peut être réduit à 1-3 chargements par jours.

Coût d'une chaudière à bûches :

L'investissement pour une chaudière à combustion montante est généralement compris entre 2 000 € à 3 500 €. Pour une chaudière à flamme inversée, il est de l'ordre de 3 000 € à 7 650 €. Pour un système d'accumulation, il faut rajouter de 1 500 € à 2 750 €. Il faut également ajouter le prix du circuit radiateurs.

Les cuisinières

Les cuisinières sont des appareils d'appoint avec une convection à inertie moyenne et selon les modèles la possibilité d'une distribution d'eau chaude. Elles sont en acier ou en fonte avec généralement un foyer de brique réfractaire et parfois elles sont revêtues de faïence.

La cuisinière permet à la fois de faire la cuisine grâce à une plaque en fonte et un four, et de chauffer la pièce dans laquelle elle se trouve. Les cuisinières équipées d'un bouilleur peuvent alimenter un ballon d'eau chaude et plusieurs radiateurs. Par contre leur autonomie est limitée à quelques heures et nécessite donc des chargements fréquents.

Caractéristiques :

  • Rendement de 50 à 70 %
  • Gamme de puissance de 5 à 30 kW
  • Combustible : bûches, briquettes
  • Autonomie : quelques heures
  • Alimentation : manuelle

Coût :

L'investissement est généralement compris entre 1500 € et 7 500 €

Les cheminées

Encore très utilisées en France, leur charme est inégalable mais leur performance inférieure aux autres appareils de chauffage au bois.

À foyer ouvert (âtres)

Elles ont un usage exclusivement esthétique. Les combustibles utilisés sont des bûches ou des briquettes et l'alimentation est manuelle.

D'un point de vue énergétique les rendements sont très faibles (<10%). Elles consomment beaucoup de bûches et n'ont que quelques heures d'autonomie (2 à 3 h). Il n'est pas possible de régler l'air de la combustion sur une cheminée. Elle ne peut pas être considérée comme un chauffage : les 300 à 500 m3 d'air préchauffé qui quitte la pièce par la cheminée sont remplacés par de l'air extérieur frais. Sauf une arrivé d'air extérieur est prévue pour la combustion.

Coût :

L'investissement d'une cheminée est généralement compris entre 650 € et 4 000 €.

Les inserts

Pour installer un insert il faut déjà disposer d'une cheminée ouverte. Les inserts sont à choisir en fonction de l'ouverture et de la disposition de la cheminée. Ils se présentent sous la forme d'un bloc de plaques de fonte encastrable et équipé d'une porte vitrée en vitro céramique et d'une arrivée d'air réglable pour réguler la combustion. Ils sont composés d'une admission et d'un réglage de l'air de combustion, d'entrées d'air frais et de sortie d'air chaud. Ce matériel d'agrément sert à améliorer le rendement de la cheminée. Les nouveaux modèles performants sont équipés d'un foyer à post-combustion. Les inserts ne fonctionnent qu'avec la porte fermée.

Les inserts permettent de chauffer quelques pièces, voir toutes les pièces de la maison grâce à un système de ventilation et un réseau de gaines permettant de diffuser la chaleur.

Caractéristiques :
  • Rendement de 30 à plus de 70 %
  • Gamme de puissance en 5 à 20 kW
  • Combustible : bûches, briquettes
  • Autonomie : 10 h et plus
  • Alimentation : manuelle
Utilisation et entretien :

Deux ramonages mécaniques à effectuer par an (par un professionnel), dont un pendant la saison de chauffe. Il faudra alors contrôler le raccordement et le conduit de cheminée pour assurer du bon état de l'ensemble.

Coût :

L'investissement pour un insert est généralement compris entre 650 € et 2250 €.

Les foyers fermés

Les foyers fermés se branchent sur un conduit de fumée et sont habillés par une cheminée décorative. L'air ambiant se réchauffe au contact de l'appareil grâce à un système d'ouvertures en bas et en haut de l'habillage. Ils permettent de chauffer quelques pièces. Les nouveaux modèles performants sont équipés d'un foyer à post-combustion.

Caractéristiques :
  • Rendement de 30 à plus de 70 %
  • Gamme de puissance en 5 à 20 kW
  • Combustible : bûches, briquettes
  • Autonomie : 10 h et plus
  • Alimentation : manuelle
Utilisation et entretien :

Deux ramonages mécaniques à effectuer par an (par un professionnel), dont un pendant la saison de chauffe. Il faudra alors contrôler le raccordement et le conduit de cheminée pour assurer du bon état de l'ensemble

Coût :

L'investissement pour un foyer ferméest généralement compris entre 650 € et 2250 €.

LES DIFFERENTS COMBUSTIBLES

Les bûches

Bien qu'elle nécessite beaucoup de manipulation, la bûche reste le combustible bois le plus utilisé par les particuliers. Les bûches de bois dur sont à utiliser de préférence au bois tendre car elles ont un meilleur pouvoir calorifique. Le bois doit être utilisé, de préférence, très sec (humidité inférieure à 25% sur masse brute) pour un bon fonctionnement de l'appareil de chauffage. Il est donc souhaitable de le faire sécher. Le temps de séchage est variable selon l'essence et le façonnage des bûches et selon le climat. En pratique, le bois peut mettre jusqu'à 24 mois pour atteindre une humidité de 25 % s'il se présente en rondins et s'il est exposé à la pluie, mais dans des conditions optimales (sous un toit et surélevé de quelques centimètres du sol et selon le façonnage), le temps peut être réduit jusqu'à 6 mois. Le bois contenant un taux d'humidité très important entraîne une mauvaise combustion qui détériore prématurément l'appareil, la vitre et le conduit...

Le conditionnement peut se faire en rondins ou en quartiers de 33 cm, 50 cm ou 1m. L'unité de mesure, la plus utilisée est le volume apparent : le stère.

Les briquettes ou bûchettes reconstituées

Les briquettes ou bûchettes reconstituées sont fabriquées à l'aide d'une presse à partir de copeaux et de sciures des scieries et des entreprises de la seconde transformation du bois. Elles se présentent sous la forme d'un cylindre de 30 mm de diamètre et de 20 à 50 cm de longueur.

Le contenu énergétique des briquettes reconstituées est en moyenne de 4 600 kWh par tonne pour une humidité de 8 à 10 % sur brut. Les briquettes ou bûchettes de bois reconstituées sont conditionnées en sacs ou en cartons. Il est également possible de se faire livrer sur palettes. Les briquettes ou bûchettes reconstituées sont utilisées dans les cheminées ouvertes, les inserts, les foyers fermés, les chaudières bûches, les poêles, les cuisinières et les grosses chaudières automatiques.

Les plaquettes

Les plaquettes sont des copeaux de 3cm sur 1cm fabriqués à partir de branches et résidus de l'exploitation forestière, de l'élagage, et du défrichage. Elles présentent deux avantages: leur prix, moins élevé que celui des bûches, et leur utilisation, pour une alimentation automatique des chaufferies automatiques.

L'approvisionnement en plaquettes forestières entre dans un processus allant de l'abattage des arbres au déversement des plaquettes dans un silo. Ce processus peut durer plusieurs mois selon que l'on préfère laisser sécher le bois sur le chantier avant de le déchiqueter ou sécher les plaquettes après avoir déchiqueté le bois frais.

Le contenu énergétique des plaquettes forestières vertes est en moyenne de 2200 à 2800 kWh par tonne pour une humidité de 40 à 50%, pour des plaquettes forestières fines et sèches, le contenu est 3300 à 3900 kWh par tonne pour une humidité de 20 à 30 %. Le prix généralement pratiqué est compris entre 31 € et 85 € par tonne.

Les plaquettes issues de l'industrie

Les dosses et délignures, les chutes de tronçonnage, les nez de sapin, les noyaux de déroulage, les chutes de découpe de petites dimensions, doivent être en général broyés sous forme de plaquettes avant d'être utilisés en chaufferie.

Les dosses et délignures fraîches ont une masse volumique de 320 à 350 kg/m3 pour du résineux et de 400 à 450 kg/m3 pour du feuillus.

Le contenu énergétique de ces plaquettes est en moyenne de 2 200 à 3 300 kWh par tonne pour une humidité comprise entre 30 et 50 %. Le prix généralement pratiqué est comprit entre 15 € et 45 € par tonne (prix départ producteur).

Les plaquettes peuvent également être valorisées sur le lieu de production avec une chaudière automatique pour le chauffage des bureaux, des ateliers ou l'alimentation de séchoirs.

plaquettes http://www.ademe.fr

Les granulés

Le granulé se présente sous la forme d'un cylindre de 6 à 10 mm de diamètre et d'une longueur moyenne de 2 cm. Ils sont fabriqués uniquement à partir de sciures de bois compressées sans agent de liaison. Ce combustible, qui dispose d'un excellent pouvoir calorifique, est très apprécié également pour ses autres caractéristiques:

  • il est très dense
  • il a un faible taux d'humidité
  • sa masse volumique est de 0,7 tonne par mètre cube ce qui facilite le transport, le stockage et la manipulation
  • il est d'une qualité constante et sans poussière.

Le prix généralement pratiqué est environ 130 € la tonne livrée par camion souffleur selon la distance et la quantité et 244 € la tonne en sac, départ usine. Son succès croissant devrait, nous l'espérons, contribuer à la baisse de son prix.

plaquettes http://www.ademe.fr

COUT D'UNE INSTALLATION

Quelques règles à suivre :

  • Rechercher le type d'installations qui correspond à vos besoins. Vous pouvez demander les coordonnées d'installations aux fabricants ou installateurs et visitez des installations.
  • Une fois que vous avez déterminé le matériel qui vous convient, demandez si possible plusieurs devis d'installation. Renseignez-vous sur les contraintes d'utilisation du matériel proposé.
  • Vérifiez que vous n'avez rien oublié dans vos chiffrages :
    - la construction du silo (maçonnerie, bois) et son volume (minimum 8 m² soit 5 tonnes)
    - le tube de livraison des granulés et de sortie d'air
    - les trappes de visite verrouillées et l'étanchéité du silo
    - la ventilation du local (haute et basse)
    - les équipements de sécurité comme pour une chaufferie fioul ou gaz : porte de chaufferie pare flamme, socle de chaudière en béton...
  • Si vous concevez votre installation vous-même, dessinez les plans de votre installation et faîtes absolument vérifier vos choix techniques par un professionnel (fabricant, installateur confirmé...) : http://perso.wanadoo.fr/eb.ajena/

AIDES FINANCIERES

A partir du 1er Janvier 2005 vous pouvez bénéficier d'un crédit d'impôt de 40% si vous investissez dans un poêle à bois performant installé par un professionnel. De plus la TVA sera réduite à 5,5 % si votre logement a plus de deux ans.

La liste des appareils éligibles devrait être connue dans les prochaines semaines. Ils feront au moins partie de la charte "Flamme verte".
http://www.ademe.fr/particuliers/Fiches/aides_financieres/rub2.htm#p10

Crédit d'impôts : http://www.outilssolaires.com/documents/credit-impot.htm

LISTE DES APPAREILS " FLAMME VERTE"

FLAMME VERTE est le nouveau label qui garantit la qualité, le rendement, et les hautes performantes énergétiques et environnementales des appareils domestiques de chauffage au bois.

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NOS SOURCES et LIENS

http://www.itebe.org/accueil_portail_itebe/index-FR.html http://www.ademe.fr
http://perso.wanadoo.fr/ageden/ http://perso.wanadoo.fr/eb.ajena http://www.outilssolaires.com http://www.poeles-chavot.com/