Un geste apparemment simple qui donne peu d’espoir sur le chemin parcouru

Il n’est pas vain de dire que tout commence ou se finit par un simple geste, comme « l’effet papillon » d’Edward Lorenz.
Le 10 aout, lors du 20h, France 2 présente un dossier qui en 2019 n’aurait pas du se terminer par ce geste apparemment simple mais qui en dit long sur le chemin qu’il nous reste à parcourir.

Le tri sélectif existe depuis 1996

Un simple geste ? Ce simple geste multiplié par des millions de personnes s’appelle aujourd’hui le 7eme continent 1.

Chaque année, près de 14 000 tonnes de crème solaire finissent dans les mers causant de véritables désastres écologiques en raison des composés chimiques qu’elles contiennent. Ces composés n’affectent pas que les écosystèmes,  mais aussi la santé. En effet, on trouve encore des crèmes comportant des filtres solaires ou des conservateurs fortement suspects comme par exemple: le Benzophenone-3 et  l’éthylhexyl Méthoxycinnamate deux perturbateurs endocriniens, l’octocrylène qui est à la fois allergène et photoallergène et donc déconseillé en cas d’exposition solaire (!) et enfin l’homosalate.

Quel est l’impact en 2019  d’un flacon en plastique jeté  dans une poubelle lambda ?

L’impact environnemental du plastique est impossible à nier car l’océan est le milieu naturel le plus sensible à la pollution plastique. Chaque seconde, 100 tonnes de déchets finissent en mer dont une grande partie constituée de matière plastique. Ces polluants s’accumulent soit dans la chaîne alimentaire et se retrouvent nos assiettes, soit dans l’eau que nous buvons car ils sont encore particulièrement difficiles à filter.

Est-il possible aujourd’hui de concilier protection solaire, santé et respect de l’environnement ?
Plutôt que  d’inciter à jeter et acheter fréquemment des crèmes, dont la date est dépassée ou simplement trop longtemps exposée au soleil, la question aujourd’hui est de savoir comment réduire l’usage des crèmes mais aussi de mieux les choisir2, mieux les conserver.

1Découverte à la fin des années 90, la mer de plastique située dans le nord-est de l’océan Pacifique qui s’étend sur plus d’1,6 million de kilomètres carrés (soit environ la taille de la Mongolie) est un exemple de ces zones d’accumulation de déchets flottants en milieu marin formées sous l’effet des courants.
Selon un rapport de l’ONU, une très faible proportion de la production plastique historique, dont la moitié consommée à usage unique, a été recyclée. Il est ainsi estimé que seulement 9 % des 8,3 milliards de tonnes jamais produites par l’humanité ont été recyclées. Une quantité à peine plus importante (13%) a été incinérée, non sans poser des problèmes de pollution de l’air.

2Voir pour cela les études et comparatifs de 60 millions de consommateurs et de Que Choisir

 

 

 

 

Prochaine formation « Construire ou rénover avec la biodiversité », rafraichissement passif naturel de l’habitat.

C’est à Redon, du mercredi 18 au vendredi 20 juillet 2018, qu’aura lieu la 6 eme formation « Construire ou rénover avec la biodiversité » organisée par Init Environnement.

Au programme, un cours général suivi d’un workshop. Il s’agira de construire un scénario de rafraichissement passif pour un bâtiment public enregistrant de fortes surchauffes en été.
L’objectif est de jouer avec les différents facteurs naturels (présents ou réintroduits) afin de générer des modifications thermiques pour un meilleur confort des occupants.
L’étude prend en compte les variations thermiques apportées par le bioclimatisme, la création de couloirs de ventilation naturels, la création d’ombrage avec des végétaux et des composants de façades nouveaux, un habillage du sol, le tout avec un objectif d’enrichissement de la biodiversité locale.

Renseignements: Brigitte Bonello

contact@init-environnement.com

 

Espace public & Paysage de Juin-Juillet 2017

Biodiversité : pour construire et rénover les villes
Pics de chaleur récurrents, brouillards ‘polluants’, inondations aggravées par l’imperméabilisation des sols… La ville suffoque, à défaut de transpirer par l’intermédiaire du végétal ! Pourquoi introduire la biodiversité dans la ville construite ? Comment ‘vendre’ les bienfaits du végétal aux décisionnaires ?

Qui sont les principaux instigateurs des solutions ‘vertes’ ? Réponses auprès de Brigitte Bonello, fondatrice d’Init Environnement, réunissant des experts autour de la performance énergétique et de  l’écoconstruction.

Lire la suite ESPACE PUBLIC ET PAYSAGE

 

Formation Construire ou Rénover avec la Biodiversité

Depuis longtemps disparu de nos façades, le végétal refait surface sous une nouvelle forme, combinant à la fois intelligence de la nature et technologies d’adaptation aux changements climatiques.

Plébiscité en premier lieu par les écologues, ce sont les architectes et paysagistes qui ont appris à en faire un atout pour le bâtiment devenu désormais vivant, inscrit dans le mouvement des saisons. Plus que son esthétique ce sont les services qu’il nous apporte qui lui redonnent peu à peu une place d’honneur dans le paysage urbain.

Le secteur du bâtiment face aux enjeux climatiques
« L’année 2016 a battu un triste record : celui de l’année la plus chaude de l’histoire moderne », avec une augmentation toujours aussi inquiétante du CO². Les espaces minéralisés créés par les villes remplacent les forêts, les sols vierges et la biodiversité. C’est ainsi l’équivalent d’un département qui disparaît tous les sept ans en France.
Ces bouleversements ont pour conséquence d’augmenter considérablement les problèmes de santé, les pics de chaleur, la pollution, et inondations.
La question de l’équilibre naturel du vivant se pose plus que jamais aujourd’hui. Notre survie n’est pas liée à l’intelligence de l’homme mais à la capacité qu’à la nature à stocker et recycler nos déchets présents dans l’air, le sol, l’eau, les océans. Jusqu’à  quelle limite la nature sera-t’elle capable de stocker le CO² émis par nos activités ?
« L’équilibre est aujourd’hui une question de sagesse et de volonté plus que d’intelligence. Et nous sommes en mesure de démontrer techniquement qu’il existe d’autres alternatives au progrès que la destruction.»
Parmi  ces solutions,  la ré-introduction de la biodiversité apparaît comme un enjeu majeur, autant que l’énergie.

Déroulement de la formation
Faisant intervenir quatre experts de la végétalisation et de l’architecture urbaine, la formation abordera, dans un 1er temps avec Marc Barra (NatureParif), ce qui doit être préservé, voir restauré avant de démarrer un projet de végétalisation.
Puis, ce sera Christian Weiler (Architecte Ingénieur) qui traitera des aspects techniques liés au bioclimatisme, aux apports thermiques et aux différentes structures porteuses du végétal. Ce sont en effet ces structures qui vont donner une nouvelle identité au bâtiment en offrant des possibilités d’espaces supplémentaires et/ou d’amélioration esthétique.
Enfin, il sera question, avec Gary Grant – expert international venu de Londres – du choix des végétaux et de leur combinaison selon les technologies choisies et les aspects climatiques.
En conclusion, Nathalie Baumann – experte et universitaire Suisse – et Philippe Peiger – agro-écologue à Paris – auront à coeur de faire connaître une nouvelle façon de concevoir les toitures végétalisées, combinant les deux technologies « énergie et biodiversité ».

Deux sessions sont organisées, du 6 au 9 juin et du 10 au 13 juillet à Bidart, dans les Pyrénées-Atlantiques. Un workshop aura ensuite lieu en novembre.

Renseignements: init@init-environnement.com

Formation formateur Biodiversité Bâtiment

Construire ou rénover avec le végétal

 Pour limiter les effets du réchauffement climatique de nombreuses villes se lancent dans une démarche encadrée de végétalisation des bâtiments. Pour répondre à cette progression, les métiers du bâtiment sont déjà amenés à travailler ensemble sur des projets de végétalisation des bâtiments.
 Objectif : Cette formation vise à former des formateurs intervenants pour un organisme de formation des secteurs du bâtiment ou du paysage, afin de sensibiliser dès à présent aux nouvelles techniques de végétalisation des bâtiments. Elle présente les techniques de bases  les plus utilisées au niveau:  du diagnostic, des toitures, des façades et des transitions au sol.
Condition: avoir fixé , avec son organisme de formation, une date d’intervention auprès du public en formation de ce même organisme.
Dates: du 6 au 9 juin 2017 et du 10 au 13 juillet 2017
Organisation:  Quatre journées sont consacrées aux cours théoriques et deux journées sont ensuite organisées sous forme de Workshop faisant travailler en équipe autour d’un même projet les différents métiers concernés par ce type de projet.
Contenu 
  • Pourquoi et comment relier les bâtiments au milieu naturel : impacts sur l’environnement, sur le dessin d’architecture, sur les fonctions du bâtiment.
  • Comment faire une analyse du site : les environs du bâti, sa biodiversité.
  • Les différentes techniques de végétalisation et leur impact sur le bâtiment et l’environnement (façades végétalisées, jardins suspendus et cultures hors sol, murs végétalisés).
  • L’intégration du végétal dans la conception des formes et des ambiances du projet d’architecture.
  • Les structures porteuses : critères de choix (structures bois, métalliques, câbles), calculs de charge.
  • Aménagement des façades avec des espèces propices à la biodiversité et collectivement acceptables. Les différents types de végétaux et les critères de choix : climatiques, pédologiques, bioclimatiques, propriétés vis à vis de la biodiversité, rusticité, entretien, esthétique, selon les associations et selon les supports et matériaux en place.
  • Les toitures végétalisées biodiversifiées : toitures paysage (système, choix des végétaux et substrats, techniques de mise en œuvre, irrigation).
  • Aménager les continuités écologiques entre espaces bâtis et non bâtis : les espaces de transition au sol, les haies, technique de perméabilisation des sols (aménagement de jardins de pluie), les aménagements pour la faune, mieux connaître les sols (composante clé de la réussite du projet, comment leur redonner vie et les préserver), l’eau (gestion de l’eau pour un entretien minimum).
  • Workshop  exercice de végétalisation en groupe: dessin, étude technique (bioclimatisme, portée, choix des végétaux), coûts.
Coût: pris en charge sous conditions.
Nombre de places limitées.
Renseignements par mail : init@init-environnement.com

Construire ou Rénover avec le végétal

C’est le nouveau projet de formation interdisciplinaire proposé par Init Environnement, et soutenu par la Région Nouvelle Aquitaine.
L’idée est de construire une passerelle entre les métiers du bâtiment et du végétal pour promouvoir le développement de projets intégrant la biodiversité. init-vegetalisation-batimentLa réintroduction de la biodiversité passe d’abord, pour chacun de nous, par la prise de conscience des effets de son déclin sur notre santé, notre qualité de vie. Et si l’architecture a contribué fortement à ce déclin, il lui est désormais possible de changer la donne, en se dotant de  nouveaux outils pour construire autrement.
Voilà pourquoi ce projet mise sur l’identité nouvelle que le végétal peut apporter au bâtiment, pour donner envie d’intégrer des concepts bio-esthétiques et écologiques dans l’architecture et le paysage urbain.
Réintroduire la biodiversité nécessite la prise en compte du paysage dans sa globalité, c’est à dire au delà du bâti lui-même, au-delà du périmètre privé qui nous est attribué. Pour cela, le bâtiment est considéré non plus comme un élément artificiel faisant obstacle à la nature , mais comme un composant naturel, semblable à un élément rocheux que la nature peut traverser.
Ce qui est proposé aux professionnels c’est de travailler ensemble sur cette notion de « biodiversité traversante » en apportant des réponses aussi esthétiques que technologiques, chaque profession enrichissant l’autre de ses propres compétences et connaissances.

Le projet vise l’apport de connaissances nouvelles pour relooker ou faire naître des bâtiments vivants qui, au lieu de constituer une entrave à la nature, évolueront désormais avec elle au grès des ambiances saisonnières. La biodiversité est le fruit d’interaction, sa reconstruction nécessitera autant d’interactions humaines.

 Renseignements: contact@init-environnement.com

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Architecture végétale

Ceux pour qui l’écoconstruction est inscrite dans leur quotidien depuis plus d’une dizaine d’année pensent que le développement de la biodiversité est un nouveau défi qui s’impose à nous. Pour reprendre les mots de Jean-Louis Lagardère (Scop Nature Bois), « C’ est l’anticipation et l’adaptation à la réalité  pour cette question qui fait parti des nouveaux défis qui attendent l’humanité si elle veut réduire ses excès passés en comprenant mieux les échanges de la biodiversité. »

La question de transmettre et donner envie d’introduire plus amplement la biodiversité dans le bâtiment m’occupe depuis quelques temps.

Écologues et végétaliseurs proposent des techniques maintenant abouties mais il manque, pour les professionnels, la motivation, très vite supplantée par la question des coûts. C’est pourquoi j’essaie de comprendre comment il est possible avec des techniques simples et peu coûteuses de donner envie de développer le végétal dans l’habitat (je fais un appel à tous ceux qui ont connaissances de techniques reproductibles).

Dans mes recherches, j’ai trouvé peu d’exemples peu couteux. Mais de nombreux exemples de design végétal peuvent être adaptés et susceptibles d’apporter à nos façades des améliorations esthétiques considérables.

Il est plus facile, sans pour autant être aisé, pour découvrir ce qu’est l’architecture végétale,  de se diriger vers une architecture écologique hightech comme à Singapour, témoignage d’une préoccupation montante à la fois moderne et humaine,  pour un développement urbain « soutenable ».

On ne peut que s’étonner de voir combien l’idée d’accueillir le végétal  transforme le geste architectural. C’est d’abord la forme qui se trouve transformée, la verticalité se fait de plus en plus en spirale. C’est ensuite la matière qui interroge, composition de matières chaudes et froides pour la structure où la transparence est inévitable.

Le design végétal vertical transforme l’architecture qui se fait plus douce, parfois « organique », ou bien, mélange de lignes épurées et courbes végétales. Les murs végétalisés parfois trop rigides ou sophistiqués, sont remplacés par les lignes végétales mouvantes des jardins suspendus, des balcons faits de lianes, de jardins brise-vues où chacun peut jouer de son imagination…

Vu de l’intérieur ou de l’extérieur, le plaisir est partagé.

 

 

 

Le progrès sans détruire